MONDIAL DE L'AUTOMOBILE 2012

Le mondial de l'auto 2012 ne s'annonce pas sous les meilleurs hospices, les ventes de voitures en Europe-sont susceptibles de tomber l'an prochain après une baisse attendue d'un pour cent en 2011, a déclaré le directeur général de groupe automobile français Peugeot Citroën.

Philippe Varin, parlant aux journalistes lors de l'inauguration d'une usine de fabrication de moteurs de l'est de la France, a également déclaré que la société prévoit de continuer à investir dans la recherche et le développement en France à un rythme annuel d'environ 700 millions d'euros en 2012 et 2013, malgré des perspectives économiques moroses.

Peugeot Citroën a investi 717 millions d'euros dans la nouvelle installation française, dont 460 millions euros pour la recherche et le développement.

Peugeot Citroën, qui s'attend à afficher une perte d'exploitation pour sa division automobile au second semestre de cette année, investit au total de 1.9 milliards de dollars en recherche et développement dans le monde entier cette année.

Varin a déclaré qu'il est difficile d'estimer l'ampleur de la baisse attendue du marché l'année prochaine en raison des incertitudes sur la façon dont la situation économique évoluera au cours de l'année 2012.

"Nous allons probablement voir une contraction en Europe l'année prochaine", a-t-il dit.

Varin a attribué la baisse de 7,6% en français immatriculations de voitures neuves en Novembre à un fort effet de base dû à une forte augmentation des ventes à la fin de l'année 2010 en tant que consommateurs précipités pour profiter de l'effet d'aubaine de la prime à la casse avant qu'elle n'ait été éliminé à la fin de l'année. Il a également noté que la guerre des prix fait toujours rage dans le segment de marché pour les petites voitures tel que la Peugeot 207, où Peugeot Citroën réalise l'essentiel de ses ventes.


MONDIAL DE L'AUTOMOBILE 2010

Le mondial de l'automobile 2010 se termine est déjà il est l'heure d'examiner de quoi sera faite la prochaine édition.

Faire des voitures low cost & écolo

Chères voitures, trop polluantes, longtemps les constructeurs ont refusé de l'admettre, obnubilés par la complexité croissante de leurs petites merveilles. Mais, aujourd'hui, l'évidence est là. Face à des clients qui boudent, marchandent et plébiscitent les modèles les moins chers et les plus propres, les constructeurs ont été obligés de faire leur mea culpa. Depuis plusieurs mois, ils traquent les coûts de toute nature. Sur les modèles existants et sur ceux qui seront dévoilés au Mondial de l'automobile la tâche n'est pas facile. Pour gagner quelques milliers d'euros, ils ne peuvent guère jouer que sur la substitution de matériaux ou de composants, sur la productivité, et sur la délocalisation. Mais, à long terme, les constructeurs le savent bien, c'est toute leur manière de travailler qu'il leur faudra revoir. De la conception des véhicules à leur distribution. Dans les bureaux d'études, l'heure sera demain à la simplification extrême des véhicules et à l'utilisation de plates-formes communes pour un nombre croissant de modèles. Dans les usines, c'est l'effet de masse qui est recherché, afin de retarder le plus possible la différenciation entre les véhicules. Quant à la distribution, engluée dans une cascade complexe de distributeurs et d'agents, elle sera contrainte d'évoluer. Malgré les réticences.

Rendre l'achat de voitures neuves accessible

Désaffection de la clientèle, chute des marges, concurrence accrue : la guerre des prix fait rage dans l'automobile. Pour gagner quelques milliers d'euros sur les modèles actuels, les recettes s'appellent simplification, standardisation, délocalisation, pression sur les fournisseurs. Limitées, mais efficaces à court terme. Pas de doute, le cru 2010 du Mondial de l'automobile, qui s'ouvrira en Octobre 2010, sera placé sous le signe de l'économie il sera low cost et écolo ou ne sera pas! Les constructeurs Français restyle leurs gammes low cost et augmenteront peu prix, . Derrière toutes, ou presque, les nouveautés présentées à Paris, un point commun : des prix à la baisse sur les modèles low cost et un positionneement résolument orienté voiture verte, écologique : la voiture accessible et citoyenne.

Dans un marché saturé, tous les constructeurs en sont convaincus : la guerre des prix du low cost qui sévit dans le secteur n'a rien d'un mauvais moment à passer. Il s'agit bien d'un changement structurel. Les consommateurs ont pris l'habitude de marchander. De plus, selon l'Insee, l'évolution des prix des automobiles a été, entre 1995 et 2005, près de deux fois plus rapide que celle des autres biens de consommation, et de 1,6 fois plus élevée que l'inflation. Mais, depuis 2006, les courbes sont quasi parallèles en tendance. Et si les constructeurs avaient encore des doutes quant à la pérennité du phénomène, les chiffres sont venus leur rappeler la dure réalité. Ainsi des déboires de cet éé avec une forte baisse des immaticulations, dont les immatriculations ont chuté. La concurrence s'intensifie, le client se fait plus exigeant, les prix vont encore baisser. Il suffit, pour s'en convaincre, d'observer un marché mature comme celui des Etats-Unis. La lutte acharnée que se mènent les GM et son rival japonais a maintenu les prix à des niveaux très raisonnables. Et nettement inférieurs à ceux pratiqués en Europe. Une étude récente du " Wall Street Journal ", comparant les prix de vente hors taxes de quelques véhicules aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne, montrant ainsi que les écarts se creusent outre-Atlantique. Il faut donc s'adapter. Et vite. Au risque de voir sa situation, dans un contexte économie mausade, se dégrader rapidement.