Automobile & Développement durable (voiture hybride, éléctrique).

Développement durableDe nombreux constructeurs automobiles font de l’environnement un pilier de leur politique industrielle et commerciale.

L’exemple des voitures Toyota illustre la dimension croissante du souci environnemental dans l’industrie automobile. La politique de la firme japonaise œuvre dans deux directions, à savoir le fonctionnement de ses automobiles (politique du « zéro rejet ») et dans le recyclage des matériaux (politique du « zéro déchet »).

  • Politique du « zéro rejet »
    • faible consommation d’énergie (eau, électricité).
    • Faibles rejets atmosphériques (dioxyde de carbone).
  • Politique du « zéro déchet » :
    • faible quantité de déchets de production, et réutilisation dans le processus de production (matière plastique).
    • qualité des eaux usagées (stations de retraitement des eaux).
    • Valorisation des déchets impondérables (incinération des déchets dans des centres homologués).

La Toyota Yaris illustre parfaitement l’impératif du respect de l’environnement. Produite dès 1999, elle est dotée d’un moteur à distribution variable intelligente qui satisfait aux normes anti-pollution européennes. Sa conception permet le recyclage et la réutilisation d’un grand nombre de ses composants, notamment en éliminant autant que possible les pièces métalliques. Les matériaux utilisés dans la construction sont marqués pour permettre la meilleure méthode de recyclage lorsque le véhicule sera en fin de vie. De fait, Toyota a créé la première usine au monde de fabrication en série de produits recyclés à partir de véhicules hors d’usage.

Ainsi, la Toyota Yaris s’est hissée en tête des ventes de voiture de Toyota en Europe. Elue voiture de l’année en Europe, ses ventes ont doublé entre 1999 et 2004 (134717 dont 12884 en France en 1999 et 227616 dont 27110 en France en 2004), faisant passer sa part de marché de 1,8% à 4,5%.

De même, la Toyota Prius s’est révélé de ce point de vue un produit phare de la marque japonaise. Il s’agit d’un véhicule hybride associant moteurs à essence et électrique que l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a placé en tête des véhicules à essence les moins polluants. Elle permet de réduire la pollution par une récupération d’énergie au freinage. Au niveau de la batterie, les Toyota Prius seront désormais équipées d’une batterie Lithium-ion, afin de doubler la capacité électrique actuelle tout en réduisant son poids. Même si le coût de ce type de batterie est un frein à son développement, c’est une évolution inéluctable pour les voitures hybrides et électriques.

L’évolution de la politique industrielle de Toyota va être imitée par la plupart des constructeurs automobiles à court ou moyen terme. C’est le cas de Peugeot-Citröen (qui a innové avec son filtre à particules), de Opel (qui a décidé d’associer un moteur diesel à l’énergie électrique) ou de Renault, qui va investir le marché des voitures propres : non seulement les technologies des piles à combustibles et de l’hybride vont être exploitées, mais la marque va introduire massivement en Europe des véhicules fonctionnant au biocarburant. Grâce à la technologie Flexfuel déjà commercialisée au Brésil, 50% des moteurs essence Renault commercialisés en 2009 pourront fonctionner à l’éthanol. Un développement comparable est envisagé pour le diesel avec le Diester.